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#24, 15:18: General confederation of workers building occupied; Acropolis “solidarity” banner hanged; government calls TV occupation “attempt to overthrow democracy”

At 8 am today the building of GSEE (General Confederation of Workers in Greece) was occupied by insurgent workers, according to their own statement. An open workers assembly has been called for 6pm.

Huge banners were hanged in front of the Acropolis, calling for tomorrow’s mass demonstration…

A government spokesman called yesterday’s state-run TV station occupation “an attempt to overthrow democracy”. The action was also condemned by the communist party (kke).

5 Comments

  1. Pieter wrote:

    “At 8 am today the building of GSEE (General Confederation of Workers in Greece) was occupied by insurgent workers, according to their own statement. An open workers assembly has been called for 6pm.”

    Confirmed by photo’s(on libcom.org if I’m correct)

    Wednesday, December 17, 2008 at 3:30 pm | Permalink
  2. FRENCH TRANSLATION OF http://libcom.org/news/letter-students-december-2008-16122008

    Lettre ouverte des travailleurs d’Athènes à ses étudiants, dans le contexte des bouleversements sociaux qui ont suivi l’assassinat policier d’un jeune garçon.

    Notre différence d’âge et l’éloignement rendent difficile la discussion dans la rue; c’est pourquoi nous vous envoyons cette lettre.

    La plupart d’entre nous ne sont pas (pour l’instant) devenus chauves ou bedonnants. Nous avons fait partie du mouvement de 1990-1991, dont vous avez dû entendre parler. A l’époque et alors que nous occupions nos écoles depuis 30/35 jours, les fascistes tuèrent un enseignant parce qu’il avait outrepassé son rôle (qui est d’être un gardien) et qu’il avait rejoint le mouvement adverse; il nous avait rejoint dans notre combat. Alors même les plus forts d’entre nous rejoignèrent la rue et ses émeutes. Pourtant, à l’époque, nous n’envisagions même pas ce que vous faites si facilement aujourd’hui : attaquer les commissariats (bien que nous chantions : “Brûlons les commissariats !”…).

    Vous avez donc été plus loin que nous, comme il arrive toujours au cours de l’histoire. Bien sûr, les conditions sont différentes. Dans les années 90, ils nous firent miroiter des perspectives de succès personnel et certains d’entre nous y crûrent. Maintenant plus personne ne peut croire leurs contes de fées. Vos grands frères nous l’ont prouvé durant le mouvement étudiant 2006/2007; à votre tour, vous leur rédégueulez en pleine face leurs contes de fées.

    Jusqu’ici tout va bien.

    Maintenant les questions intéressantes mais difficiles vont apparaître.

    Nous allons vous dire ce que nous avons appris de nos combats et de nos défaites (parce qu’aussi longtemps que ce monde ne sera pas le nôtre, nous serons toujours les vaincus) et vous pourrez vous servir comme vous le souhaitez de ce que nous avons appris :

    Ne restez pas seuls; faites appel à nous ; contactez autant de personnes que possible. Nous ne savons pas comment vous pouvez le faire, mais vous y arriverez certainement. Vous avez déjà occupé vos écoles et vous nous dites que la raison la plus importante est que vous n’aimez pas vos écoles. Impeccable. Maintenant que vous les occupez, changez leur rôle. Partagez vos occupations de bâtiments avec d’autres personnes. Faites que vos écoles soient les premiers bâtiments à accueillir de nouvelles relations. Leur arme la plus puissante est de nous diviser. De la même façon que vous n’avez pas peur d’attaquer leurs commissariats parce que vous êtes ensemble, n’ayez pas peur de nous appeler pour que nous changions nos vies tous ensemble.

    N’écoutez aucune organisation politique (qu’elle soit arnachiste ou n’importe quoi d’autre) Faites ce que vous avez besoin de faire. Faites confiance aux gens, pas aux idées et aux schémas abstraits. Ayez confiance en vos relations directes avec les gens. Ne les écoutez pas quand ils vous disent que votre combat n’a pas de contenu politique et qu’il devrait en avoir un. Votre combat est le contenu. Vous n’avez que votre combat et il ne tient qu’à vous seuls de conserver son avance. C’est seulement votre combat qui peut changer votre vie, à savoir vous-même et vos vraies relations avec vos camarades.

    N’ayez pas peur de la nouveauté. Chacun de nous en vieillissant a des idées gravées dans le cerveau. Vous aussi, bien que vous soyez jeunes. N’oubliez pas l’importance de cela. En 1991, nous avons senti l’odeur du nouveau monde et ne l’avons pas trouvé très agréable. On nous apprenait qu’il y a des limites à ne pas dépasser. N’ayant pas peur des destructions d’infrastructures. N’ayant pas peur des vols dans les supermarchés. Nous avons produit tout cela, c’est à nous. Comme nous dans le passé, vous avez été élevés pour produire des choses qui ensuite ne vous appartiennent plus. Reprenons tout cela et partageons-le. Comme nous partageons nos amis et notre amour parmi nous.

    Nous nous excusons d’écrire cette lettre rapidement, mais nous l’avons écrite sur notre lieu de travail, à l’insu de notre patron. Nous sommes prisonniers du travail comme vous l’êtes de l’école.

    Nous allons maintenant mentir à notre patron et quitter notre boulot sous un faux prétexte, pour vous rejoindre à Syntagma, les pierres à la main.

    Wednesday, December 17, 2008 at 3:37 pm | Permalink
  3. FRENCH TRANSLATION
    # 24, 12h18: Le scénario “Ricochet” est maintenant officiel. Occupation de l’immeuble de la Confédération Générale du Travail; une bannière “SOLIDARITE” accrochée sur l’Acropole. Le gouvernement qualifie l’occupation de la télévision nationale grecque de “tentative de renversement de la démocratie”.

    La radio nous annonce ce matin que l’examen balistique est terminé et que le scénario “ricochet” est maintenant officiel. Comme expliqué dans un précédent message, il est extrêmement peu probable que cela soit la vérité. Selon des témoins oculaires (y compris l’ami d’Alexandre), le flic tueur a tiré droit sur lui.

    À 8 heures aujourd’hui, l’immeuble de la GSEE (Confédération Générale des Travailleurs de Grèce) a été occupé par les travailleurs insurgés, d’après leur propre déclaration. Une assemblée de travailleurs a été appelée pour 18 heures.

    D’énorme bannières ont été accrochées en face de l’Acropole, appelant à des manifestations de masse pour demain…

    Un porte-parole du gouvernement a qualifié hier l’occupation de la télévision nationale grecque de “tentative de renversement de la démocratie”. L’action a également été condamnée par le Parti Communiste Grec (KKE).

    Wednesday, December 17, 2008 at 3:47 pm | Permalink
  4. Godot wrote:

    There is an English copy of the declaration issued by the workers at http://libcom.org/forums/news/police-shoot-dead-16-year-old-demonstrator-athens-06122008?page=4

    Wednesday, December 17, 2008 at 9:11 pm | Permalink
  5. CNT-AIT wrote:

    French translation of the declaration of the Insurgent Workers General Assembly

    DECLARATION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS INSURGES DE ATHENES

    depuis le bâtiment libéré de la GSEE
    mercredi 17 décembre 2008

    Nous déterminerons notre histoire nous même ou nous la laisserons être déterminée sans nous.

    Nous, travailleurs manuels, employés, chômeurs , intérimaires et précaires, locaux ou migrants, ne sommes pas des téléspectateurs passifs. Depuis le meurtre d’Alexandros Grigoropoulos le samedi soir, nous participons aux manifestations, aux affrontement avec la police, aux occupations du centre ville comme des alentours. Nous avons dû maintes et maintes fois quitter le travail et nos obligations quotidiennes de prendre les rues avec les lycéens, les étudiants et les autres prolétaires dans la lutte.

    NOUS AVONS DECIDE D’OCCUPER LE BATIMENT DE LA CONFEDERATON GENERALE DES TRAVAILLEURS EN GRECE (GSEE)

    Pour le transformer en un espace de libre expression et un point de rendez-vous pour les travailleurs,

    Pour dissiper les mythes encouragés par les médias sur l’absence des travailleurs des affrontements, que la rage de ces derniers jours ne serait que l’œuvre de quelques 500 « cagoulés » (koukoyloforon), « hooligans », ou d’autres histoires farfelues, alors que dans les journaux télévisés les travailleurs sont présentés comme des victimes de ces affrontements, et alors que la crise capitaliste en Grèce et dans le Monde mène à des licenciements innombrables que les médias et leurs dirigeants considère comme un « phénomène naturel ».

    Pour démasquer le rôle honteux de la bureaucratie syndicale dans le travail de sape contre l’insurrection, mais aussi d’une manière générale. La Confédération générale des travailleurs en Grèce (GSEE), et toute l’intégralité de la machinerie syndicale qui le soutient depuis des dizaines et des dizaines d’années, sape les luttes, négocie notre force de travail contre des miettes, perpétue le système d’exploitation et d’esclavage salarié. L’attitude de la GSEE mercredi dernier parle d’elle même : la GSEE a annulé la manifestation des grévistes pourtant programmée, se rabattant précipitamment sur un bref rassemblement sur la place Syntagma, tout en s’assurant simultanément que les participants se disperseraient très vite, de peur qu’ils ne soient infectés par le virus de l’insurrection.

    Pour ouvrir cet espace pour la première fois, comme une continuation de l’ouverture sociale créée par l’insurrection elle-même, espace qui a été construit avec notre contribution mais dont nous avons été jusqu’ici exclus. Pendant toute ces années nous avons confié notre destin à des sauveurs de toute nature, et nous avons finit par perdre notre dignité. Comme travailleurs, nous devons commencer à assumer nos responsabilités, et cesser de faire reposer nos espoirs dans des leaders « sages » ou des représentants « compétents ». Nous devons commencer à parler de notre propre voix, nous rencontrer, discuter, décider et agir par nous même. Contre les attaques généralisées que nous endurons. La création de collectifs de résistance « de base » est la seule solution.

    Pour propager l’idée de l’auto-organisation et de la solidarité sur les lieux de travail, de la méthode des comités de luttes et des collectifs de base, abolir les bureaucraties syndicales.

    Pendant toutes ces années nous avons gobé la misère, la résignation, la violence au travail. Nous nous sommes habitués à compter nos blessés et nos morts – les soit disant « accidents du travail ». Nous nous sommes habitués à ignoré que les migrants, nos frères de classe – étaient tués. Nous sommes fatigués de vivre avec l’anxiété de devoir assurer notre salaire, de pouvoir payer nos impôts et de se garantir une retraite qui maintenant ressemble à un rêve lointain.

    De même que nous luttons pour ne pas abandoner nos vies dans les mains des patrons et des représentants syndicaux, de même nous n’abandonnerons pas les insurgés arrêtés dans les mains de l’Etat et des mécanismes juridiques.

    LIBERATION IMMEDIATE DES DETENUS

    RETRAIT DES CHARGES CONTRE LES INTERPELLES

    AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS

    GERVE GENERALE

    ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS DANS LES BATIMENTS LIBERES DE LA GSEE Mercredi 17 décembre à 18 heures

    L’assemblée générale des travailleurs insurgés

    Thursday, December 18, 2008 at 3:07 am | Permalink

6 Trackbacks/Pingbacks

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  3. Vermischtes zur Revolte in Griechenland - 6 « Entdinglichung on Wednesday, December 17, 2008 at 5:57 pm

    [...] * Ein Transparent an der Akropolis, gefunden auf On the Greek Riots: [...]

  4. [...] reported by On the Greek Riots, the Globe and Mail, the New York Times, and circulated on twitter and Youtube (see video below), [...]

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